• Page d’exemple
Le monde sous le regard de Sarah
18. mars
2021
société
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Retour sur le début de l’aventure

Quelques années après avoir rejoint la communauté des Mondobloggeurs, je mets sur ma page le texte qui avait abouti à ma sélection en 2014. Le thème donné par les organisateurs : « Chez moi c’est…« 

La guerre est passée par là, elle y est encore d’ailleurs et elle y viendra certainement un jour. Ils sont nombreux ces pays qui ont connu les affres de l’intolérance, de la division et de la haine. Tous ces pays symbolisent nos demeures et ces peuples meurtris sont des frères et sœurs. Leurs nations brutalisées représentent les nôtres. Leur demeure, les nôtres. Chez eux, chez nous donc, chez moi.

Chez moi, ce sont les ruines des maisons, le souvenir des morts, le ressenti des corps, la peur de l’avenir dans la misère. Chez moi c’est la guerre et pourtant le monde continue de vivre sans plus une pensée pour moi. Il m’a oublié dans le tréfonds de ma douleur, dans le quotidien de ma peine, dans la tristesse d’avoir perdu mes enfants, dans l’obscurité de ma chambre qui n’est désormais que ruine et désolation.

Gaza, Bangui, Bamako, Misrata, Alep, Donetsk… Ma terre se meurt. Elle porte les séquelles des souffrances endurées, des souffrances à lui imposées par l’ennemi, ennemi extérieur mais très souvent intérieur. Chez moi, c’est la haine qui fait la loi, chez moi, l’homme a perdu son humanité. Chez moi, c’est le malheur, la torpeur et l’enfer. Je le sais, je le suis et je le sens. Peu importe que BFM TV m’envoie les sons des bombes israéliennes sous lesquelles meurent des centaines de palestiniens ou pas, que CNN me parle du sommet Afrique/ Etats Unis plutôt que du génocide qui se prépare en Centrafrique, je dispose d’une arme nécessaire à la compréhension de ce qui se passe DANS MON ETRE, de ce qui se passe chez moi, de ce qui se passe en moi.

Rester debout

Terre fragile mais aimable, terre abimée pourtant authentique, terre brulée mais encore sensible, je te comprends, te sens et te rends hommage. Ma maison a été touchée mais elle reste debout pour ne pas faire plaisir aux insurgés. Elle reste debout comme pour dire à la face du monde que rien ne saurait ébranler l’espoir qui est en moi. Une espérance que rien ne détruira sauf la mort.
Mon corps a subit des blessures et mon âme a enregistré la douleur. Mon cœur est resté marqué par l’horreur pourtant il n’est pas question d’arrêter.

Terre de mes ancêtres, lit de mes aïeux, aucune force ne saura me détourner du combat de la dignité, seul signe d’humanité qui reste encore enfoui en moi. Dans ce combat insolent pourtant digne, je demeurerai debout.

Chez moi, c’est Gaza. Oh toi Gaza, je fais un avec toi. Gaza, je vois ta peine, je sens ta douleur. Gaza c’est ma maison, Gaza c’est ma nation, Gaza c’est ma patrie. Gaza, l’âme de mon existence, je te fête, je te chante et je t’honorerai.

Chez moi, c’est Bangui. Bangui, ma sève. Toi pour qui mon cœur saigne. Bangui, fantôme que tu es devenu, ton amour demeure intact en moi car tu es à moi, tu es ma Terre et rien ne saurait remplacer même une petite portion de toi. Toi qui as vu naître mon ascendance, tu verras certainement naître ma descendance un jour. Oui, un jour peut-être.

Chez moi, c’est Donetsk. Oui Donetsk. Toi que j’ai dû fuir, que j’ai dû laisser pour échapper à la mort, je te porte en moi. J’ai mal pour toi pourtant je sais qu’il y encore a de la vie en toi. Je penserai à toi, je ferai des prières pour toi et tu y échapperas un jour, j’en ai l’intime conviction.

Chez moi, c’est aussi Alep. Alep meurtri, Alep appauvri, Alep assombri. Alep, je suis tien et tu es mien car tu m’as vu croitre et pourtant je t’ai vu fondre. Tu es affaibli et pourtant je te chéri. Tu traverses des instants difficiles mais tu te relèveras, certainement, inéluctablement.
Villes touchées mais pas atteintes, nations atteintes mais pas couchées. Nations fragiles, vous êtes ma conviction.

L’espoir

L’on vit tout ça. Tout cette désolation, cette haine, cette guerre mais rien n’est perdu. Il y a encore des chances de se relever à la maison. Chez moi, il y a de l’espoir, de l’espérance, de la valeur, de la croyance. Chez moi, c’est la demeure de l’amour, de l’affection. Chez moi, il y a la vie sous les décombres, il y a la vie, car la mort n’arrête pas la vie, elle arrête une vie. Chez moi, c’est l’espoir loin du désespoir. Chez moi, c’est la vie.

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Article : Ah ! le coronavirus, tu auras fait ton temps dans ma chère patrie !
société
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13 avril 2020

Ah ! le coronavirus, tu auras fait ton temps dans ma chère patrie !

Eh oui, tu auras prouvé aux ivoiriens et au reste du monde qu’entre le gouvernement de ma chère Côte d’Ivoire et les populations, ce sont les dernières qui font la loi et dans l’anarchie la plus totale. Tu nous auras démontré par A plus B qu’on est encore très loin du compte. Tu nous auras obligé à accepter que tout est à refaire dans ma chère patrie. Tu nous auras mis face à l’évidence : le b.a.-ba n’est même pas encore en place chez nous.

Que peut-on espérer dans ce cas de figure face au Covid-19 qui a fait plier la première puissance mondiale ? c’est la question à 10 000 euros. Désolée je ne compte plus en francs CFA — j’ai perdu l’habitude et puis Macron avait annoncé que ça allait bientôt disparaitre, non ? 😊

Les faits

Je me suis réveillée ce matin-là, à la mi-journée, dans un moment où le confinement en France m’amène sur Facebook. J’espérais avoir quelques bonnes nouvelles mais à la place, je tombe sur une vidéo. Tenez-vous bien, ces images montraient quelques dizaines de personnes en majorité jeunes se pavanant et criant. Il s’agirait d’habitants d’un village à Abidjan qui refusent qu’on installe un centre de dépistage du Covid-19 ‘‘chez eux’’. « Eh Allah » fut ma première réaction. J’étais interloquée.

Des images auxquelles j’ai eu du mal à croire. Des images qui m’ont choquée mais qui m’ont surtout rendue triste. Triste pour ma chère nation et ses habitants. Des images qui m’ont encore rappelé à quel point mon peuple est ignorant, à quel point les pouvoirs publics de mon pays ont perdu la main. À peine deux jours après Yopougon, c’était au tour d’Anono de faire reculer le gouvernement. J’ai juste eu l’impression d’être dans un film. Malheureusement, ce n’était pas qu’une impression, c’était une réalité. Oui, une réalité bien triste et complètement incompréhensible.  

La Côte d’Ivoire à l’heure du Coronavirus

Lire aussi : « Ma Côte d’Ivoire à l’heure du Covid-19 »

Depuis l’apparition de cette pandémie, Abidjan nous montre chaque jour un nouveau visage. Et la capitale ivoirienne nous a encore prouvé qu’il y a deux manières de gérer cette crise sanitaire qui touche la planète entière. La manière dont le reste du monde gère le Covid-19 et la manière tristement célèbre à l’ivoirienne. Oui, notre Côte-d’Ivoire gère « à sa manière ».

Mon cher pays, toi qui sais si bien te démarquer, toi qui réalises tant d’exploits, toi qui connais si bien les stratégies pour sortir du lot et devenir célèbre, cette fois, tu as vraiment réussi ton coup. Le coronavirus t’a rendu plus efficace que jamais. Le coronavirus t’a rendu plus performant que tu ne l’as jamais été auparavant.

Qui sème le vent récolte la tempête !

Chez nous en pays mandingue, il y a un proverbe qui dit ceci : « quand tu appelles ton enfant ‘commandant‘, le jour où il voudra réclamer les impôts aux gens, il commencera par toi ».

Quel rapport ? Le jour où le gouvernement a laissé faire en s’avouant vaincu face à des Ivoiriens rentrés de l’étranger. Ces voyageurs mis en quarantaine à l’INJS qui se sont servis des réseaux sociaux pour faire plier le gouvernement, avant de rentrer chez eux ‘‘victorieux’’. Ce jour-là, l’État ivoirien a dit aux citoyens que ce sont eux les décideurs même face à la loi et surtout à l’urgence actuelle. L’État a dit aux citoyens qu’il est incapable de gérer cette crise avec intelligence, rigueur et fermeté. Aujourd’hui, nous assistons aux conséquences de cette décision, que dis-je, de cette indécision.

Cher État ivoirien, cette erreur a été l’erreur de trop. Elle a déclenché la guerre. Oui, la guerre fut lancée ainsi. Le concours a démarré ! Celui du championnat de l’absurdité, de la bêtise, la bêtise humaine, de l’amateurisme, un amateurisme qui ne dit pas son nom, de l’irresponsabilité, une irresponsabilité écœurante: corollaire de l’illettrisme qui tue notre pays et du manque d’éducation qui assassine notre société à petit feu.

La discipline : cette valeur de notre république qui manque tant à l’ivoirien

La responsabilité, l’engagement, la rigueur, le civisme, la capacité de faire les choix qui s’imposent, le sens des priorités, en un mot, LA DISCIPLINE manque cruellement autant à nos gouvernants qu’à nos populations. Et le gouvernement qui est censé donner le bon exemple transmet plutôt son virus (celui de l’indiscipline), à grande échelle à la population. Le virus responsable du Covid-19 n’est rien comparé à ce virus ivoirien ancré dans nos mœurs, qui est « dans notre sang ». Je ne devrais donc pas m’étonner de ce non-évènement qui a lieu dans mon pays. Ce non-évènement qui montre à la face du monde combien nous sommes en manque d’éducation.  Et que peut-on attendre d’autre d’un tel État que la cacophonie ?

La réponse à cette question est simple. Demain, ce sera le tour des habitants de Koumassi, d’Abobo, de Soubré de refuser qu’on installe des centres de dépistage du Covid-19 dans leur localité. Et ça n’ira nulle part. La vie suivra son cours tranquillement et les uns continueront à contaminer les autres, multipliant ainsi les cas. Et le pays sera vite dépassé. Après, on s’étonnera des dégâts que cela produira d’autant plus que nous savons que notre système de santé est très loin d’être efficace. Nore système n’est nullement prêt à faire face à cette catastrophe du XXI e siècle.

Loin de moi l’idée de dénigrer mon pays mais ces évènements à répétition ont de quoi nous amener à nous poser une question de fond. Qu’est-ce que les ivoiriens dans leur ensemble ont véritablement compris du Coronavirus ? Quand on aura répondu à cette question, on pourra alors reprendre depuis le début et commencer à résoudre le problème à la racine.

Que Dieu protège ma Côte d’Ivoire et ses habitants.

Pensons à nous, aux nôtres et aux autres.
#SoyonsResponsables                                                                                   #PrenonsSoinsDeNousEtDelHumanité                                                                                  #StopCovid19

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Article : Ma Côte d’Ivoire à l’heure du Covid 19
Politique
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6 avril 2020

Ma Côte d’Ivoire à l’heure du Covid 19

Le constat

A l’heure où le monde entier fait face à une crise sanitaire sans précédent ; à l’heure où l’être humain prend peur, peur de lui-même, peur de l’autre, peur d’être infecté par le fameux virus ; à l’heure où les grandes puissances cherchent des explications à ce qui frappe notre société ; à l’heure où les pays dits développés échouent à trouver un remède efficace contre la nouvelle terreur ; à l’heure où les morts se comptent par milliers en Chine, en France, en Italie, en Espagne, aux Usa, etc. …; à l’heure où les scientifiques de quatre continents (Europe, Amérique, Asie, Océanie) sont au travail, à la recherche d’une solution durable et efficace ; à l’heure où médecins, infirmiers et aide soignants de ces continents sont engagés avec une détermination sans faille sur le terrain ; à l’heure où les citoyens de la quasi-totalité des pays du monde sont solidaires des hommes et femmes en blouse blanche ; Que faisons-nous ? Que fait ma Côte-d’Ivoire ?

A l’heure où le patriotisme et le sens de civisme des hommes et femmes des pays occidentaux prennent le pas sur tout le reste ; à l’heure où les populations de toutes les nations du monde font bloc autour des pouvoirs publics en respectant les consignes et les gestes barrières ; à l’heure où le monde « sans mon pays » se dresse comme un seul homme pour sortir l’humanité de cette impasse ; chez moi en Afrique, principalement en Côte d’Ivoire, on insulte, on brûle, on pille, on ment, on incrimine, on débat, on accuse, on s’accuse, on bavarde, on gueule, on tergiverse, bref, on fait ce qu’on sait faire de mieux c’est-à-dire RIEN. Et les réseaux sociaux nous aident bien en cela. On est tous devenus des spécialistes. Un grand merci à Mark Zuckerberg au passage :). Pendant ce temps, le virus gagne du terrain et mon pauvre peuple ne fera que subir, encore et encore comme il sait si bien le faire. On encaisse et basta !

Lire aussi « Les Africains face au coronavirus : le cas de la Côte d’Ivoire  »

A qui la faute ? Au manque criard d’éducation. Oui si nous étions un minimum éduqués, nous aurions, depuis bien longtemps, pris la pleine mesure du danger que représente ce virus ; nous aurions compris que les mesures prises par le gouvernement sont uniquement dans notre intérêt, nous n’aurions pas attendu qu’on nous dise de respecter des consignes, nous l’aurions fait de nous-même ; et surtout, nous ne nous serions pas permis de faire ce que nous avons fait à Yopougon. Quel beau gâchis !

Un patient pris en charge

A qui la faute ? A notre égoïsme légendaire qui se traduit par le manque d’altruisme de nos dirigeants qui réfléchissent d’abord en termes de « moi et ma famille » au lieu de penser au peuple qui les a élus. Ces dirigeants qui ne tarderont pas, si ça chauffe, à partir dans ces mêmes pays occidentaux pour se faire soigner et laisser leur peuple agoniser (aucune honte). Et toi population, tu n’as pas encore compris cela. Les gens sont dans leur manoir, ils font un minimum pour t’aider, tu vas t’en prendre à ce minimum, pfff. Au moins, ils essaient même si ce n’est pas grand-chose à nos yeux.

Quelle participation?

Là où les chercheurs occidentaux s’attellent et finissent par trouver, les nôtres, attentistes continuent de regarder, d’observer. Ils sont là, depuis des décennies. Je ne sais pas ce qu’ils cherchent mais je n’ai pas encore vu de resultat. Tous ces vaccins et médicaments contre les maux, même ceux qui ne touchent que le continent africain (le palu par exemple) sont élaborés, mis en place par nos camarades de l’autre côté et envoyés chez nous ensuite. Il faut néamoins reconnaître que les Etats africains ne font pas grand-chose pour offrir de meilleures conditions de recherche à nos chercheurs. Mais malgré cela, c’est nous qui nous plaignons. Nous accusons nos chers amis de tous les mots mais qu’a-t-on fait de notre côté ? J’aimerai bien le savoir ; Et c’est nous qui exigeons le respect. Ça se mérite ce truc-là, lol !

Les responsabilités sont partagées. Le manque de rigueur et de discipline à tous les niveaux de notre pays, de notre société est à décrier, du plus haut sommet de l’état au petit vendeur de savons du quartier, en passant par l’enseignant. Et il aura raison de nous si rien n’est fait. Populations de Côte-d’Ivoire, soyons d’abord disciplinés ; C’est à ce moment-là que nous pourrons exiger plus de nos gouvernants. Au moins, il nous reste une chose : prier. Priez tchêo ! Ça va aller.

Que Dieu protège l’Afrique. Que Dieu protège ma patrie et ses habitants.

Pensons à nous, aux nôtres et aux autres #SoyonsResponsables                                                                                   #PrenonsSoinsDeNousEtDelHumanité                                                                                      #StopCovid19

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Article : Les Africains face au coronavirus : le cas de la Côte d’Ivoire (1)
société
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20 mars 2020

Les Africains face au coronavirus : le cas de la Côte d’Ivoire (1)

Chez nous en Côte-d’Ivoire, on entend souvent cette phrase « Yeux connait bagage qui est lourd »

Le président malgache Andry Rajoelina, a bien compris cet adage. Lui qui, conscient du fait que son pays ne pourrait pas faire face à ce nouveau virus qu’est le coronavirus, s’il venait à être contaminé, a décidé simplement de fermer les frontières alors que Madagascar est jusqu’ici épargné : zéro cas et pourtant il ferme toutes les frontières terrestres et maritimes. J’appelle ça de la responsabilité.

Tous les voisins sont touchés à ce stade, les îles voisines sont toutes contaminées (Maurice, La Réunion, Mayotte et Les Seychelles). Madagascar est certainement la prochaine sur la liste, c’est en connaissance de ce danger que le jeune président a pris cette décision. Des mesures d’urgence ont également été mises en place au niveau de la douane pour contrôler l’entrée des personnes venant des pays voisins.

Le Coronavirus qui a deja fait 10.389 morts au 20 mars 2020

Pendant ce temps, chez nous au pays de tonton Dramane (comprenez : Alassane Ouattara, le président ivoirien), on laisse entrer les Chinois par dizaines et les gens venant de pays contaminés par milliers…

Les pays africains, il faut le dire, pourront très difficilement faire face à cette maladie, je ne cesse de le dire. Nous n’avons ni les structures, ni le matériel, ni les comportements nécessaires pour venir à bout d’un tel danger. Si l’Italie, l’un des pays développés d’Europe, n’a pu faire face ; si la France, la 5e puissance mondiale, est confinée aujourd’hui face à cet ennemi invisible, ce ne sont pas nos pays-là (ce n’est pas une injure, c’est une réalité) avec un système de santé fragile et très largement en dessous de la moyenne qui pourront le faire. Ceci est d’autant plus vrai que l’incivisme est ancré dans nos meurs ; quand on nous dit que la loi interdit ceci ou cela, c’est là qu’on prend un malin plaisir à accomplir cet acte. Nous qui urinons partout sans nous soucier du lieu ou de ce que l’odeur que ça dégage fera sur les autres, nous qui jetons nos mouchoirs en papier et nos ordures partout où ça nous chante et comme nous le voulons, comment allons-nous arrêter de saluer nos copains dans les rues ou respecter le confinement si jamais cela arrivait chez nous ? Ce n’est quand même pas le coronavirus qui va dicter sa loi à nous Ivoiriens !

Comment imaginer le gouvernement ivoirien qui, en bon Ivoirien qui ne voit rien (ça ne devrait pas m’étonner), prend des mesures de lutte contre la maladie et le contraire de de celles-ci à la fois. Il faut aller en Côte d’Ivoire pour voir ça. Personne ne laisse encore rentrer des Chinois chez eux sauf nous. Malgré la « suspension pour une période de quinze jours, renouvelable, des voyageurs non Ivoiriens en provenance des pays ayant plus de cent cas confirmés de maladie à coronavirus » vous laissez passer des gens et vous en retenez d’autres. Même les chiffres alarmants qui sont publiés tous les jours sur le nombre de victimes et les conséquences ne vous font ni sursauter, ni prendre conscience du danger.

Le coup de l’étudiante et du pasteur confinés qui se sont servis des réseaux sociaux pour crier leur injustice (ce que je peux comprendre) mais jusqu’à faire plier le gouvernement, qui les a laissés rentrer chez eux, seulement 24 heures après, est encore une preuve de ce sens de civisme et de patriotisme qui manque à l’Ivoirien et surtout, de ce manque d’engagement de nos dirigeants qui n’hésitent pas à s’avouer vaincus et à rendre l’arme, même face à un enjeu de cette ampleur. Quel dommage !

En plus, alors qu’on ferme les lieux de culte, les écoles et les universités, pendant ce temps, les maquis, les bars, des lieux où les gens vont boire, se saouler, danser en se touchant et en se frottant les uns contre les autres, restent ouverts : aucune logique en fait. Je ne comprends rien à l’histoire, ou peut-être est-ce moi ? Peut-être que ne suis-je pas à jour de l’actualité, c’est possible.

S’il y avait plus de dirigeants et de citoyens responsables dans nos pays-là, conscients du rôle que chacun peut jouer, l’Afrique ne se porterait que mieux mais bon, c’est dans mes rêves, je sais. Heureusement que je peux encore me permettre ce luxe. C’est déjà ça de fait.

Comme le disait l’une de nos compatriotes l’autre jour, il ne nous reste plus qu’à prier pour qu’Allah nous protège

Pensons à nous, aux nôtres et aux autres #SoyonsResponsables #PrenonsSoinsDeNousEtDelHumanité

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27. avril
2015
société
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Coup de gueule : Dieu a-t-il vraiment quitté l’Afrique ?

Ce matin là, lorsque je suis sortie de mon lit, j’ai fait un tour sur Facebook, la maladie du siècle. On ne peut s’en passer. J’ai vu des images, des vidéos venues directement de la capitale ivoirienne. Elles m’ont fait froid dans le dos. Et je me suis souvenue de la célèbre réplique de Bruce Willis dans le mythique film Les larmes du soleil « Dieu a déjà quitté l’Afrique ».

Zama se faisant lyncher par la foule.
Zama se faisant lyncher par la foule. (capture d’écran)

Attrapé, menotté, lynché, égorgé, dépecé, brûlé et la tête brandie comme un trophée. Oui, il s’agit bien d’un être humain et non d’un poulet. Et l’on n’est pas dans le tristement célèbre Etat islamique qui s’est plusieurs fois illustré dans l’art d’égorger des êtres humains. Cette fois, nous sommes bien en Côte d’Ivoire, dans MON pays. Wouhh j’ai crié.

Qui est cet être humain, cet Ivoirien traité comme un poulet ? On l’appelait Zama. Il était le présumé chef d’une bande de jeunes « les microbes » qui sévissent en Côte d’Ivoire depuis plusieurs mois. Ils agressent des citoyens, les dépouillent de leurs biens et les tuent ensuite. Ils enlèvent des enfants, coupent leurs membres, dont ils ont besoin et les tuent ensuite. Ils sont sans pitié, ils ont fait des dizaines de victimes dans la capitale depuis des mois et l’Etat ivoirien peine toujours éradiquer le mal.

Alors, maintenant que vous avez une idée de ce qu’il pouvait bien être, il est possible que vous pensiez qu’il méritait une telle mort, pourtant moi, je n’y consens nullement, mon cerveau refuse une telle atrocité, une telle mort, même pour mon pire ennemi. Pourquoi ?

La violence, j’en ai horreur, la violence, j’en ai une peur bleue. D’aucuns n’en auront cure de ce que je ressens face à la violence. Alors une autre raison à la dénonciation d’un tel « massacre » : dans aucune société, aucune société digne de ce nom qui se veut et se réclame état de droit, cela ne devrait avoir lieu.  Je vous épargne les images. Mais imaginez certains le piquaient avec des couteaux, d’autres le tapaient avec des marteaux, d’autres avec des cailloux, des briques. J’ai arrêté la vidéo. Je n’ai pu la regarder jusqu’au bout. Elle a heurté ma sensibilité et mon éducation qui m’apprennent que la vie humaine est sacrée. Oui, elle m’a laissée sans voix. Ma question ? A quel moment un être humain peut-il avoir la force de frapper un autre être humain avec un marteau sur la tête ? Certainement au moment de la colère lorsqu’il est dans un état second. Cette colère te pousse à le tuer, mais es-tu encore en colère quand tu le dépèces comme un animal ? Je dis non. Es-tu en colère quand tu brandis sa tête et que tu permets à d’autres de prendre des photos qui seront ensuite publiées sur Facebook ? JE DIS NON. Et Toi qui prends la photo et filmes la scène, es-tu aussi en colère ? JE DIS NON.  A ce moment précis, tu ressens de la satisfaction, de la fierté d’avoir ôté la vie à ton semblable ! Tu es heureux d’avoir fait cela. Je crois que là, tu n’es plus humain et tu es pareil à Zama qui n’avait pas de scrupule à tuer des enfants et qui était animé d’un sentiment d’enrichissement nauséabond. La société devrait-elle également se débarrasser de toi?

Quel ETAT de DROIT ?

Une autre raison : aucune preuve n’a été établie que c’était bien lui le coupable. Certains disaient qu’il disparaissait. D’autres affirmaient sans preuve aucune qu’il avait des pouvoirs mystiques. La possibilité de la véracité de ces affirmations est un fait, mais nos sociétés ont également développé le don de faire passer des rumeurs pour des réalités. À une vitesse vertigineuse, le vrai devient faux et vise versa.

Considérons tout de même qu’il était coupable, soit ! Mais si tout le monde doit se faire justice, que chaque victime doit tuer ou égorger son bourreau, alors il n’y a aucune raison que les lois existent, que la police existe, que les nombreux magistrats soient payés avec l’argent du contribuable, que les prisons soient construites. Tout ceci n’aura plus de raison d’être.

J’étais atterrée, consternée. J’ai eu froid, j’ai eu mal, mais surtout j’ai eu peur, très peur, c’était une horreur. Mais j’ai encore plus peur lorsque j’entends les gens se réjouir d’un tel déchaînement de violence. Nos gouvernants nous parlent tous les jours d’émergence, d’état de droit et c’est dans la capitale que se passent de tels événements. J’appelle cela « No comment !  » Quel est ce pays de droit où l’on attrape un homme qu’on dit coupable de crime, le menotte (il faut savoir que dans un pays de droit, seules les forces de l’ordre sont en possession de menottes), le lynche avec marteau, couteaux, caillou, brique, l’égorge ensuite avec une machette. L’on a ensuite le temps, le courage et surtout la force nécessaire de le dépecer comme un animal et enfin de le brûler sans qu’aucune police n’intervienne. Dans quel monde sommes-nous ? Dans la jungle peut-être ! Un pays sans loi, ni foi et surtout ni cœur ! Il faudra juger ces gens et leur apprendre que les lois sont faites pour être respectées et appliquées. Dans le cas contraire,  membres des forces de l’ordre, allez  tous à la retraite, s’il vous plaît, faites-le maintenant !

En tant qu’Ivoirienne, je ne me sens plus en sécurité. Si de passage dans une rue quelqu’un m’accuse d’avoir tué son enfant, sans preuve, sans chercher à comprendre, la foule autour peut me lyncher comme ce Zama. Seigneur, dans ma Côte d’ivoire, la sécurité des citoyens a foutu le camp. Et pire, c’est un fait qui renvoie une image des plus négatives de notre pays à l’étranger même si la guerre est passée par là.

Alors Dieu, si tu es parti de chez nous, de nos foyers, de nos pays, de notre Afrique, reviens s’il te plait. L’AFRIQUE A BESOIN DE TOI, LA COTE D’IVOIRE A BESOIN DE TOI !

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23. avril
2015
société
7

« L’Occident, un rêve qui perdure ! »

L’immigration, un seul symbole à mes yeux : un homme qui abuse d’une femme qui lui est interdite au risque de finir en prison pour cet acte ignoble. Voici comment je résume cet amour presque interdit entre les immigrés clandestins et l’objet de leur fantasme. « Occident mon rêve, laisse-toi faire, car que tu le veuilles ou non, je te pénétrerai, quel qu’en soit le prix ». 

Cent, deux cents, trois cents, huit cents par bateau, par barque. Ces infortunés foulent ces embarcadères de fortune. Ils les montent et s’installent. Regards inquiets, la peur enfouie au plus profond d’eux surgit et se lit sur leur visage à la vitesse de la lecture d’un best-seller. Mais, ils se rassurent les uns les autres, non au travers de la parole, mais la vue du voisin réconforte et console. On se dit qu’on n’est pas le seul à prendre de tels risques. Et ce n’est pas pour rien, c’est pour l’Europe : un monde meilleur.

La pensée de la famille transporte chaque homme. Celle de la maman qui renifle les probables odeurs de billets des premiers westerns Union qui tardent à venir. Celle de l’épouse ou la fiancée aux aguets en attente du 1er coup de fil qui ne viendra peut-être jamais, enfin sauf probablement pour annoncer le décès. Celle de la joie sur les visages des enfants en train de se vanter auprès de leurs camarades « mon papa est en Europe ».  De tels risques, on les prend pour ça. Et ce n’est pas pour rien, c’est pour l’Europe : le paradis sur terre.

La vue de l’étendue d’eau les effraie. Ils sentent la fraîcheur, celle qui traverse le corps quand l’adrénaline de la peur monte en l’homme. La crainte est présente, elle est là, elle s’affiche et s’installe, prend possession du corps, essayant de les dissuader, de les contraindre à mettre pied à terre. Mais l’autre rive, ce n’est plus très loin, on est à quelques kilomètres, on y arrivera. Pour sûr. Un peu de courage encore. Et ce n’est pas pour rien, c’est pour l’Europe : le monde de tous les rêves.

L’angoisse y ajoute son grain de sel, elle essaie d’appuyer l’accélérateur de la raison pour qu’elle l’emporte sur la passion. Des milliers de questions défilent dans la mémoire hagarde, au bout desquelles l’ultime question : « Est-ce la seule solution ? » sur laquelle un hypothétique « Oui » sorti de nulle part vient se greffer. Et c’est parti, on prend le risque. Et ce n’est pas pour rien, c’est pour l’Europe : le monde de tous les défis.

Une folie passagère peut-être mais une folie meurtrière certaine.

Une fois qu’ils embarquent, chaque tête devient un réservoir, non pardon un dépotoir. Mais un dépotoir de quoi ? De pensées, de mauvaises pensées, de réalités refoulées, de rêves hantés, mais aussi d’une trêve rêvée, imagée, imaginée et imaginaire. La folie ???!!! Une folie passagère peut-être mais une folie meurtrière certaine. On n’est pas fou, on s’accroche, « ça va aller ». Et ce n’est pas pour rien, c’est pour l’Europe : le monde de toutes les folies y compris celle des grandeurs.

La trêve !!!??? D’ailleurs, c’est quoi cette trêve ? Mais dis donc, entre qui et qui ? Pourrait-on se demander. Mais la trêve bien sûr. Tu ne comprends pas ? Ce mot dont rêvent tant de candidats à l’immigration.  Mais la trêve pour le visa, « le maudit visa » convoité et toujours refusé à la majorité. Trêve pour un ou deux jours et durant lesquels le visa ne serait plus cette Arlésienne dont on entend toujours parler et qu’on ne voit pas. Un ou deux jours où l’Occident n’exigera pas ce bout de papier plutôt ce cachet. Un ou deux jours durant lesquels on « ouvrira les frontières » comme le chante le célèbre reggaeman ivoirien Tiken Djah. Un ou deux jours où tout le monde pourra « pénétrer »  dans le sein du vieux continent. Et Zemmour pourra ensuite dire qu’on est venu les « envahir ». Mais oui, nous sommes des envahisseurs! Mais ce n’est pas pour rien, c’est pour l’Europe : là où il fait bon vivre, là où le RÊVE devient REALITE.

A qui la faute ?

Pourquoi l’Occident attire ? L’Occident attire parce que chez nous, en Afrique, on a cessé de rêver, de voir le meilleur, de relever les défis.

L’Occident attire parce que nos dirigeants ont cessé d’avoir des visions pour tous ces milliers de jeunes qui préfèrent affronter la mort dans des embarcations de fortune plutôt que de continuer, au quotidien, d’entendre des paroles sans racines, des promesses qui ne risquent jamais d’être tenues et pourtant toujours redites avec la démagogie la plus cynique. L’Occident attire parce que, là-bas, les dirigeants peuvent encore être critiqués sans que, l’on ne court le risque d’être embastillé pour des paroles vraies que l’on a prononcées par désir d’un vrai changement des comportements et des mentalités

A tous nos dirigeants donc de comprendre que les rêves se construisent pour être des réalités dans les lieux où il est possible de les faire germer.

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Article : Techniques de choc pour rester en France. Article1 : se marier à un Blanc, un Français
société
9
14 avril 2015

Techniques de choc pour rester en France. Article1 : se marier à un Blanc, un Français

L’immigration, arrêterons-nous un jour d’en parler ? Personne ne le sait et cette thèse est certainement peu probable. Pour les immigrés, arriver en Occident est un véritable parcours du combattant, mais une fois sur place, lutter pour y rester est un autre défi. Un défi qu’il faut relever quitte à vendre son âme au diable.

La tour eiffel
La tour Eiffel

« Tu sais comment je suis arrivé ici ? Tu sais ce que j’ai sacrifié pour être ici ? En tout cas moi, pas bouger. ». Cette phrase on a l’habitude de l’entendre dans les milieux immigrés. Rester coûte que coûte quel que soit le prix à payer.

La première difficulté qui se pose à un étranger entré illégalement ou légalement d’ailleurs en Europe, en France, mais qui désire y rester est d’arriver à exister. Exister, c’est obtenir un titre de séjour légal, exister, c’est travailler et aider les parents laissés au pays. Cette procédure peut paraître banale, mais elle constitue un véritable casse-tête pour ces gens qui ont tout abandonné parfois même leur identité, à la recherche d’un nouvel espoir, d’une vie meilleure, une vie digne.

Pourtant, il y a un paradoxe, le chemin menant à cette dignité tant convoitée et tant recherchée, peut être tortueux, semé d’embûches, d’humiliations, de sacrifices. Les seules choses que ces aventuriers ont à l’esprit, c’est donc de trouver la ou les solutions, le reste, basta !

Le drapeau français
Le drapeau français

First solution : se trouver un Blanc ou une Blanche, rapide et efficace

« C’est speed mon cher, tu sais ceux-là, ils aiment « coller-serrer » ohh, trop de chichis. Si tu lui montres que tu l’aimes, pas de souci, tu rafles le gros lot. »  En ce qui concerne les critères de sélection, ils peuvent longtemps patienter dans les placards en attendant les prémices de l’obtention du titre de séjour. Du gros, du petit, du mince, du vieillot, on s’en fiche. Certains vont même à aller épouser des mamies. Eh seigneur, affaire de papier là ! C’est là que tu découvres la face douce, candide et presque angélique du black. Eh intérêt, quand tu nous tiens !  Le vocabulaire change brusquement.   » Ohh mon cœur, mon amour, je t’aime tellement chéri. Ça va mon petit chat ? Tu me manques mon ange ! » Eh yewanda!  Ce n’est pas le macho qui criait sur sa copine dans les rues de Douala. Ce n’est pas le mec-là qui a jeté les affaires de sa femme dehors une nuit à Yopougon, il l’a même giflée et elle a failli tomber. Eh oui ! C’est bien lui, mais il a bien changé depuis grâce à sa future régularisation, eh pardon grâce à sa Blanche. Il est devenu tout doux.

Le Français ou la Française est donc la solution la plus efficace. Le Blanc c’est connu quand il aime, il s’engage à fond et le mariage va suivre peu de temps après la rencontre. Une fois le mariage fait, l’immigré devenu conjoint d’un Européen est régularisé aussitôt et deviendra français quelques années plus tard. Ce sont ces couples qu’on croise tous les jours dans les rues de Paris, de Bruxelles… On les croise aussi dans le métro parisien ‘’main dans main’’, ‘’bouche contre bouche’’, s’affichant amoureux, tendrement soudés à tel point qu’aucune tempête ne pourrait les séparer. Il y a du vrai, mais les « comédiens », les marchands de rêve en constituent une grande partie.

Il n’est toutefois pas facile de trouver son Blanc ou sa Blanche. Il faut aller les trouver, les dénicher là où ils se cachent. Et çà, c’est un autre combat.

Les terrains de chasse

Les boites de nuit, les plages constituent les terrains de chasse de nos frères, les randonnées deviennent leurs activités préférées. C’est les lieux de toutes les rencontres improbables. Les mecs se découvrent une passion folle pour le sky alors qu’ils n’ont jamais vu çà de leur vie. Il n’y a même pas de neige chez lui. Le look doit aussi changer, il faut être choco (dans le temps, civilisé) et il faut se mettre aussi à ‘’chôkô’’ (parler comme un blanc) c’est-à-dire éliminer l’accent du bled, rouler les ‘r’ pour faire bonne figure devant les amis et parent de la future conjointe.

Aujourd’hui, internet s’est imposé à la société moderne et le monde s’adapte. Les sites de rencontre, les réseaux sociaux, Facebook en premier, Tweeter, Instagram… sont devenus de véritables entreprises d’agence matrimoniale et ça va aussi chercher son blanc ou sa française là-bas. Tout le monde s’y met et même mon compatriote, qui se cherchait tellement qu’il n’avait pas ce temps, le trouve aujourd’hui. Ça va draguer sur internet, il subit échec après échec mais au bout de 97 techniques d’approche et de drague, il fini par trouver sa blanche et les rendez-vous galants sont calés çà et là jusqu’à la victoire finale : « je sors avec une blanche, on a des projets »

La vie de couple

Oui, maintenant que c’est fait, il faut assumer jusqu’au bout : un premier titre de séjour acquis grâce au mariage consenti entre les deux tourtereaux. La partie la plus intéressante donc, c’est lorsqu’ils sont en couple. Les éducations sont différentes. En amour aussi, c’est différent. Il faudra apprendre à embrasser dans la rue, à ne pas s’occuper du regard des autres, apprendre à marcher en tenant la  main, à accepter d’être collés partout. Ce sont des choses qui n’existent pas dans nos sociétés africaines. La pudeur, la honte font partie de notre être, c’est notre éducation. Tu ne verras jamais un couple s’embrasser sur la bouche dans nos pays. Eh bien, quand tu es en couple avec une Blanche, il faut l’apprendre. On est en France, le pays des libertés. Mais, ils y parviennent toujours.

J’ai l’habitude de la dire, les Blancs n’ont pas de problème. Quand c’est blanc, il te le dit et lorsque c’est noir, c’est pareil aussi. Chez nous, on ménage pour ne pas choquer. Du coup, il subit, il subit parce que le bout du tunnel pour lui n’est pas très loin. Quand il rentre dans sa communauté, retrouve ses amis et qu’on lui demande sa ‘’chérie ‘’. Première réponse : ‘’ mes gars, on va faire comment ? Elle est là ohh,  trop jalouse, trop collante, elle ne veut même plus que je sorte, mais je gère’’

Et c’est le prix à payer

A suivre

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Article : Ces charognards des cybers
société
2
12 novembre 2014

Ces charognards des cybers

À cette ère d’Internet, ils ont fait des dégâts et n’ont pas fini d’en faire. S’arrêteront-ils un jour ? Fainéants, sans pitié, les brouteurs continuent leur chemin en Côte-d’Ivoire pendant que les politiques traînent encore les pieds à lutter contre eux.

Des jeunes dans un cyber
Des jeunes dans un cyber

Histoire de pouvoir ? Peut-être bien que oui. Les charognards ont envahi la Toile et même le toit. Ils ont envahi les apparts et les banques. Ils sont partout. Ces cyberscriminels, ces  » brouteurs »  comme on le dit chez nous, appliquent leur loi où ils veulent. Ils sévissent à l’extérieur du pays, mais surtout à l’intérieur. Un coup a été porté à notre drapeau national. Ehh oui!! La Côte-d’Ivoire figure sur la liste noire d’Internet. Les adresses IP du pays ont été blacklistées, ternissant ainsi l’image de notre Patrie aux yeux du monde. Comment faire pour sortir de cette impasse? Une seule réponse: la volonté.
Mais où trouver cette volonté? La réponse est bien loin d’être facile.

La volonté, ce mot qui fait défaut à tant de porteurs de la peau d’ébène. Ce mot devenu une maladie que tout le monde a attrapée sauf les blacks d’Afrique (à part une poignée). Il semble qu’un bon nombre des habitants de ce continent quel que soit leur pays produisent des anticorps qui détestent, traquent et tuent ce virus qu’on nomme volonté. Que va-t-il advenir de l’Afrique? Nul ne le sait. Les politiques, du moins la grande majorité censée donner l’exemple et remettre les choses à plat, ont déchanté. Alors, pour l’instant, les Africains peuvent rêver de n’importe quelle image folklorique de leur  » berceau de l’humanité « . Mais la réalité est là, implacable.

Jeunes, beaux et dangereux
Ceci dit. Revenons aux charognards qui ont fait des milliers de victimes, attristé des familles, brisé des vies et qui continuent de semer la désolation sur leur passage. Comment y remédier ? Pour l’instant, personne ne semble le deviner et pourtant il ne devrait pas y avoir mille manières. Il faut les traquer jusqu’au dernier en se servant du même outil qu’ils utilisent à des fins malveillantes : l’Internet. C’est la seule arme qui pourrait permettre de les localiser et les prendre la main dans le sac aux fins de leur réserver le traitement digne des gens de leur espèce. Ces  » brouteurs  » sont présents dans ces lieux appelés cyber.et rien ne semble les arrêter. L’arène est pleine à craquer de ces vautour.s

Jeunes 16-30 ans, beaux pour la plupart, filles et garçons liés par une complicité sans précédent, élèves étudiants ou non, le scrupule fait partie de leur dictionnaire qu’ils ont banni en le jetant à la mer afin que le courant de cette eau trouble l’emporte aussi loin qu’est devenu le jour de leur naissance.
Ont-ils reçu une éducation? Certainement oui, mais la qualité de cette éducation ne reste-t-elle pas à déterminer? Peut-être bien. A-t-elle été bonne ou mauvaise ? A déterminer. Sont-ils conscients de ce qu’ils font ? Assurément, oui. Leurs parents sont-ils au parfum de leurs méfaits ? On ne pourrait et ne saurait le dire.

Un groupe de brouteurs
Un groupe de brouteurs

Un choix facile mais assurément fatal
Le gain, oui le gain et surtout le gain facile. L’appât du gain,  » l’argent facile « , la paresse de mettre la main à la pâte doublée d’une envie macabre d’arracher aux autres ce qu’ils ont mis tant d’années à construire. Ces partisans du moindre effort, symbole d’une jeunesse insouciante, nocive et maudite aux portes de la dérive, n’ont de volonté que de vivre aux crochets des gens.
Fatalité, malédiction ou choix de vie ? Une seule chose est sûre. Le plan mis en place pour piéger leurs victimes révèle les fins stratèges qu’ils sont et met sérieusement en doute une thèse fataliste.
Le désir de rester dans la médiocrité, l’intention de se soustraire au devoir et à la responsabilité qui est la leur, triplée pourtant d’un besoin de vivre comme des rois a transformé ces jeunes et adolescents en opportunistes sans foi ni loi. Ils veulent entraîner les autres dans leur chute brutale, sûrement fatale et dans leur déchéance très prochaine.
Le mensonge, leur arme favorite, la tromperie, leur principe, l’hypocrisie, leur domaine de prédilection. Ils créent douleur et peine autour d’eux, abusent des plus faibles, exploitent et ruinent les plus naïfs. En quête permanente d’une nouvelle proie, ne croisez surtout pas leur chemin auquel cas vous êtes  » morts ».

La volonté politique en crise
Combien de temps continueront-ils à agir ? Personne ne le sait. Les politiques les empêcheront-ils de sévir encore longtemps ? Possible, mais il leur faudra une bonne dose de cette  » épidémie anti-black  » pour y arriver. Mais où l’attraperont-ils ce mal ? La question ne devrait sans doute pas se poser. Evidemment, chez les Blancs. Ils se feraient contaminer en Europe chez les toubabs. Eux (nos politiques) qui y font des tournées à n’en point finir. Le problème, c’est qu’en bons africains qu’ils sont, ils récupèrent toujours tout sauf l’indispensable et l’utile. Alors le virus responsable de  » la volonté  » peut encore attendre chez nos voisins les « whaïty » (les Blancs) et chez la minorité noire qui peut rendre fière une Afrique encore à la croisée des chemins.
Un paradoxe cependant!!! Cette maladie dénommée  » la volonté  » contre laquelle beaucoup d’Africains sont immunisés arrive à atteindre ces brouteurs. Les seuls suffisamment contaminés par le mal qui n’avait jusque-là atteint qu’un petit bout du continent noir.

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Article : Le  Burkina Faso dans la tourmente ?
société
0
31 octobre 2014

Le Burkina Faso dans la tourmente ?

Depuis bien longtemps, le monde entier soupçonnait Blaise Compaoré, le président burkinabé de vouloir s’éterniser au pouvoir. Certains l’on affirmé avant même que le concerné ne le dise de vive voix.

Blaise Compaoré
Blaise Compaoré

Au fur et à mesure que 2015 avançait, la langue du cher tout puissant président à commencé à se délier. Il a finalement parlé mais pas de référendum direct comme l’on s’y attendait. Il veut faire changer la loi qui l’oblige à partir en la faisant adopter par l’assemblée nationale. Un projet qui consisterait à modifier l’article 37 de la constitution du Faso qui dit qu’un président n’a droit qu’à 2 mandats maximum et point barre. Cet article qui dérange tant de présidents africains. Une ruse qui lui faciliterait la convocation d’un référendum. Or donc, Blaise n’a-t-il pas assisté à l’échec de son voisin Mamadou Tandja, ex-président nigérien, qui s’est fait renverser à cause de ce même genre de projet.

Avant de le faire directement il y a seulement quelques jours, Barack Obama lui a même conseillé indirectement de s’abstenir avec cette phrase « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais d’institutions fortes » auquel Blaise répondra un jour lors du sommet des chefs d’Etats africains à Washington que le président américain oublie qu’il n’ ya pas d’institutions fortes sans hommes forts. C’est certainement pour montrer qu’il fait parti de ces hommes forts dont l’Afrique a tant besoin, dont l’Afrique ne peut se passer que Blaise veut changer la constitution pour s’éterniser à la tête d’un pays qu’il dirige déjà depuis 27 longues années.

Certains espèrent qu’il renonce, d’autres pensent qu’il n’aura pas au bout, d’autres encore sont prêts à mettre leur main au feu qu’il n’a pas assez de crans et de pouvoir pour mettre en place ce projet. Mais ce que tous ces gens là ignorent, c’est que la volonté d’un homme assoiffé de pouvoir est comme celle d’un serpent ou d’un crocodile se sentant en danger. Il est capable de tout, du pire c’est-à-dire du crime pour passer son chemin. Blaise Compaoré au pouvoir depuis près de trois décennies, jugées trop longues par bon nombre de ses concitoyens fera-il usage de la force, pour se maintenir encore au pouvoir ? WAIT AND SEE

Une chose reste cependant certaine, l’opposition n’entend pas se laisser faire. La jeunesse ne veut plus se laisser berner. Elles ont procédé à une démonstration de force jeudi 30 octobre. Des milliers de burkinabè dans les rues pour réclamer le départ du président-roi. Bilan, une trentaine de morts. Dans la foulée, le président monarque s’est adressé à la nation, dans un discours dans lequel il dit avoir compris le message de son peuple. Pourtant, il n’est visiblement pas prêt à quitter le pouvoir avant la fin de son mandat. Pendant ce temps, l’armée a fait un discours de son coté annonçant une transition et un couvre-feu non respecté. Quant à l’opposition, elle réclame le départ immédiat et sans condition de l’ancien militaire. Les manifestants sont encore descendus dans les rues vendredi 31 octobre. Une situation floue à laquelle tout le monde espère une bonne fin mais que tout le monde sait peu probable.

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Auteur·e

L'auteur: Sarah
Je me suis toujours présentée comme une amoureuse de la photographie, mais je suis aussi une passionnée de l’écriture. J'ai fait des études de lettres et je viens d’être diplômée de l'une des meilleures écoles de journalisme en France. Je suis une inconditionnelle de voyages et je rentre d'un séjour de près de six mois des États-Unis où j'ai touché du doigts mon métier de journaliste-web et radio à la Voix de l’Amérique. La poésie m'attire et je me sers de l'humain et de la société qui m'inspirent pour m'essayer à réussir ce à quoi j'aspire : écrire. Le web, le numérique me séduit et me captive. Je suis ivoirienne (Cote d'Ivoire) mais j'ai déjà vu près de dix pays dont le Cameroun et l'Iran. Et je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin car l'Afrique me passionne et le monde me fascine. En un mot mot, je suis ce qu'on appelle une amoureuse de l'ART et une aventurière. L’écriture est une arme essentielle, rien ne saurait se faire sans elle. L'image s'est révélée comme un mode de communication incontournable. Avec l’avènement de l'internet, tout est désormais accessible et il rendra assurément possible mon rêve de réunir toutes ces composantes de l'art dans un même endroit: sur mon blog. Mon blog "Challenges" représente le lieu de l'expression de l'ART dans toute sa dimension. Le ''Challenge" est de raconter la société dans sa diversité, le monde multicolore et les sujets dans leur multiplicité. Avec "Challenges'', nous allons relever le défi de raconter la VIE et la SOCIETE.

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